Bonsoir à tous.
Encore une fois un billet assez court, je dois avouer que j'ai l'esprit particulièrement encombré de tout un tas de chose en ce moment. Le boulot en est une part importante, mais ce n'est pas la seule. Diverses associations bougent autour de moi et je me retrouve pris dans les vents qu'elles créent. Loin de me laisser balloter au fur et à mesure, je joue avec ces vent pour avancer d'une manière plus équilibrée, mais c'est un jeu qui demande beaucoup d'énergie.
J'ai donc beaucoup de mal à penser à écrire sur ce blog, ni d'ailleurs à trouver quoi y dire. Pourtant, je vois des nouvelles passer à plusieurs niveau qui pourraient être intéressantes. Je pourrais même écrire de nouveau, mais... Je ne sais pas, j'ai l'impression d'être un peu lessivé en ce moment de ce coté là. Les choses reviendront, je n'ai pas de doute là dessus. Ce blog ne sombrera pas dans l'oubli, je ne le mettrais pas en pause plus d'un mois. D'ailleurs, je ne le mettrais pas en pause tout court. Mais je pense que le prochain billet attendra la mi-juillet.
Dans les nouvelles du moment, je me lance à Twitter. Le principe, parler de ce qu'on veut en moins de 160 signes. Tout le monde peut alors lire ce qu'on a écrit. Le concept me plaisait bien sans la limite de caractère. Mais j'ai changé de téléphone pour un smartphone... Et ça correspond à peu près à la patience que j'ai quand j'utilise un petit clavier comme ça. Ce qui est parfais en soit !
Si vous voulez suivre, c'est ici : http://twitter.com/Beldom
Je posterais probablement un peu pendant la Japan Expo.
Pas grand chose à dire, et pourtant. Ma dernière année sera une année chargée, on m'a proposé d'entrer dans un projet passionnant, dont je parlerais plus quand nous l'aurons suffisamment avancé. Mais l'idée était lancée, elle a avancé et est maintenant vraiment démarrée. Un vrai plaisir, même si ça ajoute à un sentiment de fatigue.
En tout cas, vous qui suivez peut être encore ce blog, sachez que je ne vous oublie pas. Non. J'ai encore des tas de choses qui me trottent en tête et dont je veux vous parler, même si je n'en ai pas vraiment le temps. Ceci dit... Je vais vous proposer la première page d'un texte que j'ai commencé à écrire et qui n'a guère avancé. Il le fera un jour, j'ai la trame principale en tête. Mais cela prendra probablement du temps.
Disons que c'est un moyen de m'excuser de l'absence de billet actuelle et à venir !
Salut à toi, Lecteur. Toi qui pense que l’écrit vaut l’oral, et qu’il permet au moins de figer ce qui pourrait évoluer ou se perdre. Je n’écris pas ce livre pour moi, sois en conscient. Je n’ai d’ailleurs aucune envie réelle de poser sur du papier ce que j’ai vécu, mais l’on m’y pousse, encore et encore. Aussi, pour faire cesser ces demandes, j’ai pris ma plume et de l’encre et ai commencé à rédiger ces mots. Ce que vous trouverez dans ces chroniques de ma vie, je ne le sais pas encore. J’y raconterais probablement des aventures dont vous ne faites que rêver, des histoires que vous penserez affabulations et d’autres qui vous feront frémir tant elles vous paraîtront refléter la réalité.
Mais je ne me suis toujours pas présenté. Je suis l’éternel Duc Dacil de Farence, maître des ombres et seigneur Vampire. Ne vous étonnez pas si ainsi, les noms de villes ou de lieux semblent avoir changé et ne pas correspondre à ceux que vous croyez connaître. Ils ont évolués au cours du temps, et il m’arrive encore d’utiliser la manière de les nommer que j’avais quand je suis venu au monde. Le duché de Farence se trouve au Nord du Royaume de Pharit, au contact de l’Empire Kilerite et du Royaume de Corède. Dans cette préface, il me semble que je suis en droit de parler de ce qui fait ma fierté. Ce Duché, je l’ai façonné pendant plus de huit siècles, afin d’en faire ce qu’il est devenu aujourd’hui. Lorsque je l’ai reçu il n’était qu’une terre sauvage et c’est aujourd’hui l’un des plus jolis du Royaume. Ma capitale se trouve à l’Ouest, au bord de la mer. Du nom d’Eliasys, c’est une cité propre, accueillante, comprenant de nombreux parcs et des villas travaillées. Point ici d’ordures ou de senteurs désagréables. Les déchets sont ramassés quotidiennement et celui qui s’oublierait au point de troubler l’atmosphère de ces lieux subirait ma colère. Régulièrement dans les rues sont plantées des herbes aromatiques, qui nous assurent de garder les lieux tranquilles. Eliasys comprend de nombreux théâtres et de salles de spectacles, qui ouvrent dès la nuit tombée. C’est une ville calme et agréable. Le reste de mon domaine est séparé en plusieurs parties. Les terres arables au sud sont cultivées dans le respect de la nature et la forêt au Nord est un endroit que j’aime à considérer comme sacré. La chaine de montagne qui la coupe en deux et marque la frontière est également inviolable. A l’Est, mes terres sont entrecoupées de ruisseaux qui permettent une irrigation saine et contrôlée.
Oui, je suis très fier de mon Duché, et j’estime avoir le droit d’en parler autant que bon me semble. Mes gens sont libres de venir et de partir, je ne leur prends pour impôt que de quoi les protéger et les aider si la famine guettait. Tous les ans d’ailleurs, les réserves qui vont s’abimer sont redistribuées lors d’une grande fête. La plupart des habitants apprécient le mode de vie qu’ils trouvent ici. Le seul devoir qui leur est imposé est celui de venir à moi une fois l’an afin de me nourrir. Ce qui, pour le moment, n’a jamais posé problème.
Ma douce Elia me souffle que je parle trop et que je devrai me concentrer sur ce que je devais vous conter. Cela fait un siècle qu’elle me réclame ces Chroniques, il me semble qu’elle a plus hâte que vous à me lire. Mais je présume que je commence vous aussi à vous fatiguer, alors soit, je vais entrer dans le vif du sujet.
Je ne commencerai pas par mon enfance, elle fût sans intérêt, mais parce qui s’est passé lorsque j’étais encore un jeune homme.
Chapitre 1.
C’était il y a bien longtemps, alors que je venais tout juste de devenir un Vampire que je reçu ma première mission du Roi Halar.
En ce temps là, j’étais un simple courtisan, que le sort avait jeté entre les doigts habiles d’un des plus puissants nobles du Royaume. Mon père, petit seigneur de province, m’avait en effet envoyé comme page du troisième conseiller d’Halar. Ce dernier avait accepté de me prendre sous son aile protectrice, m’expliquant qu’il voyait en moi un futur prometteur. Il m’avait appris en moins de deux ans à devenir un prédateur de la Cours. Les bonnes manières, l’art de se tenir, de danser et de trouver le mot qu’il faut, des cours d’escrime, tout cela m’avait été offert en échange de mon obéissance. Il tenait absolument à m’interroger chaque soir sur ce que j’avais vu et fait. Je n’ai compris qu’une fois qu’il m’eu transformé que je lui servais d’indicateur sur les pensées des nobles et qu’à l’aide de ces informations, il conseillait le Roi. En ce temps là, je ne comprenais pas encore pourquoi il ne sortait jamais de jour, et qu’il me fallait lui faire ses rapports à la mi-nuit.
C’est au bout de deux ans, quelques jours après que j’eusse découvert que je n’étais qu’un de ses nombreux pions qu’il me convoqua. Cette nuit seule mériterai un livre. Mais en résumé, au petit matin, j’étais lié à lui plus que jamais, et ma nature profonde avait changé. Quand je m’éveillais au coucher de Sol et que je me contemplais dans un miroir, tout en moi était différent. Ma peau, déjà pâle, avait désormais le teint d’albâtre des plus grands Seigneurs. Quand à ma longue chevelure, elle avait pris une couleur argentée qui me laissa stupéfait. Mes yeux avaient également changés. Mes pupilles étaient d’un gris clair, qui me sembla être celui de Lua, la deuxième des trois lunes. Mon maître m’avait averti que de tels changements auraient probablement lieux, mais je dois avouer que j’eu du mal à eu croire moi-même. Et cela n’étaient que les changements apparents. En faisant quelques pas, j’eu l’impression d’être plus puissant que jamais. Mon maître se réveilla sur ses entre-faits et commença à m’apprendre ce que signifiait être devenu un Vampire. On devient plus fort, plus rapide, plus séduisant. Des pouvoirs font leur apparitions, qu’on utilise inconsciemment ou non. Mais en échange, la Nature nous prend beaucoup, car tout doit être équilibre. On devient des créatures de la Nuit, qui ne supportent plus la lumière de Sol. Ah, si j’avais su plus tôt ! J’aurais vraiment profité de mon dernier coucher de soleil. Nous avons d’autres faiblesses, mais certains chassent encore ceux qui me sont semblables, aussi je ne les exprimerais pas ici. La seule autre que j’évoquerais est cette nécessité de boire le sang d’autres espèces afin de pouvoir nous même survivre. Nous sommes des prédateurs, les ultimes prédateurs, ceux qui chassent les espèces qui se croient au sommet. C’est ainsi que les gens nous voient et c’est souvent ainsi que nous finissons par nous comporter. Sachez également que nous ne changeons plus physiquement une fois devenus Vampires aussi ai-je toujours l’apparence que je viens de vous décrire. Mais revenons-en au récit de cette mission avant que je ne me perde de nouveau dans la description d’une des choses qui m’entoure.
Six mois après mon changement, alors que je jouais à charmer l’une des demoiselles de la petite noblesse qui s’amusait tout autant que moi, un page vint à ma rencontre et m’annonça que le roi souhaitait me voir. Je m’excusais auprès de la jeune fille et suivit l’homme jusqu’à une salle que peu auraient pensé comme étant utilisée par le roi. Et pourtant c’était lui qui m’attendait, assit dans un fauteuil rouge vif, devant une table basse sur laquelle était posée plusieurs tasses et une théière. Le page m’annonça et se retira. Le roi ne dit pas un mot et je ne bougeais pas de l’entrée, intimidé et inquiet. Qu’avais-je donc fait pour que son attention soit attirée sur le pauvre et insignifiant courtisan que j’étais ? Quelques minutes passèrent et il me signe de m’assoir face à lui. Je m’installais en silence, usant de mes nouvelles facultés pour ne pas paraître gauche et maladroit. Lui ne bougeai toujours pas. Une voix sortit alors de derrière le fauteuil et je vis mon maître s’approcher et se tenir un peu en retrait à la gauche du Roi.
« Alors ? Qu’en pensez-vous Halar ? Fera-t-il l’affaire ?
- Je ne sais pas mon vieil ami. Il me parait bien jeune. Son jugement sera-t-il suffisamment fiable pour ce voyage et ce qu’il implique ?
- Il ne sera pas seul Sire. Sa jeunesse est justement ce qui pourra lui permettre de se promener là où les autres seront surveillés. Quand à son jugement, je vous ai rapporté chacun de ses rapports.
- Il est vrai qu’ils étaient précis. Mais… »
Le Roi me fixa droit dans les yeux pendant plusieurs secondes. Il reprit ensuite la parole :
« Vous êtes…
- Dacil, votre majesté.
- Dacil… Dacil de ?
- Je n’ai point de patronyme noble mon Roi. Mais on m’appelle Dacil de Farence à la cours. Et ce même si la baronnie de Farence n’est nulle part sur une carte.
- Et bien Dacil, je la ferais ajouter. Baron aujourd’hui, peut être plus demain. Qu’as-tu compris de ce que mon vieil ami Filus me pousse à faire ?
- Mon maître souhaite que vous m’envoyiez en mission, sous couverture d’un autre mouvement, espérant que ma présence sera moins prise au sérieux que celles des autres personnes accompagnant…
- Accompagnant ? Je ne crois pas avoir parlé d’accompagner qui ou quoi que ce soit.
- Pardon Votre Majesté.
- Pourquoi avoir choisit ce mot ? Et à quoi pensais-tu ?
- Eh bien… La princesse Ida, votre noble fille, va être envoyée dans le royaume voisin afin d’obtenir une alliance entre nos deux peuples. C’est la seule mission d’importance qui doit quitter le royaume d’ici peu. Aussi ais-je supposé…
- Vous voyez Halar. Je vous avais dit que l’esprit de ce jeune homme serait parfais. »
Je ne vis nul signe, nul mouvement de la part du Roi. Pourtant, mon maître continua en m’expliquant en quoi consisterait ma mission, comme si le Roi avait donné son accord.
A Suivre, un jour ou un autre.
samedi 26 juin 2010
Du temps qui file
Par Beldom le samedi 26 juin 2010, 01:08 - Egocentrisme
vendredi 4 juin 2010
De deux nouvelles catégories
Par Beldom le vendredi 4 juin 2010, 02:00 - Réamménagements
Bonsoir.
Les gens d'à coté et du dessus se sont enfin calmé, je vais pouvoir dormir. Il était temps et je commençais à désespérer.
Ce billet sera un billet plutôt court, qui n'a pas pour but de vous perdre de trop. Bien au contraire en fait et je suis trop fatigué pour m'amuser à cela.
Il est ici pour annoncer quelques modifications sur le blog. Deux catégories sont apparues, comme je l'avais évoqué il y a peu. Une petite modification dans le code de la home page m'a permit d'exclure celle que je souhaitais exclure.
Geekerie, ce sera donc des explications sur des évènements ou des points sur le monde de l'informatique. Je parlerais peut être d'autres choses que je déciderais de classer dedans comme le jeu de rôle. Mais je ne suis pas encore fixé sur la manière dont je me déciderais à les classer. Les catégories n'apparaissent sur la gauche de ce blog qu'une fois un billet posté dedans aussi j'ai ajouté mon billet sur Internet dans cette nouvelle catégorie. Il correspond vraiment bien à ce que je compte mettre dedans a priori.
Explications donc, que j'essaierais de conserver le plus clair possible. Il ne faudra pas hésiter à poser vos questions et à me demander d'éclaircir un point ou un autre. Je le ferais soit directement dans les commentaires, soit par un autre billet.
L'autre catégorie, c'est Partage. J'aime pouvoir écrire quand j'aime bien quelque chose, comme j'aime pouvoir ne pas le faire. Je lis pas mal de flux rss dans la journée et j'en reçois d'autres. Je ne mettrais pas toutes les choses que je partage sur les dis flux, mais vous pourrez retrouver des liens sur des articles d'autres blogueurs avec ou non un commentaire. Des images, des vidéos qui m'auront marqué pourront y passer aussi. Comme un tweeter, sauf que je ne mettrais pas ce qui m'arrive, cela n'intéresse pas grand monde. Et dire que je pense que le beau temps, c'est bien, ou que la nuit, c'est le meilleur moment pour vivre... Je peux le faire dans un billet. Cependant, pour ne pas complètement obscurcir le blog par des textes qui ne seront dans l'ensemble probablement pas long, j'ai supprimé leur apparition sur la première page du blog. Si vous voulez les voir, c'est très simple. Il suffit de cliquer sur la catégorie Partage.
D'ici peu, j'ajouterais un widget en dessous des catégories, qui affichera le titre de ma dernière "trouvaille". Vous saurez ainsi si ça vaut le coup ou non de cliquer pour aller regarder. Peut être même que j'en afficherais plus d'un, mais ce n'est pas garanti du tout. Cela dépendra aussi de l'affichage.
Dans les nouvelles liées au blog, je vais rentrer en France dans quelques jours. Les Chroniques d'Irlande qui n'auront pas réussi à me motiver auront droit à un ou deux derniers articles. Un sur le Connemara, cette terre qu'on fait bruler, ces landes de pierres ventées autour de nombreux lacs. J'y ai passé deux jours à m'extasier devant des paysages merveilleux. Je devrais récupérer des photos demain ou samedi. L'autre, ou le même, sur Newgrange. Mais j'en reparlerais en temps utile.
Je n'ai pas non plus oublié la liste de sujets possibles que j'avais posté il y a un moment, pour vous expliquer que je ne posterais plus en Mai. Au final, j'aurais quand même réussi à écrire 5 billets. Et je vais complètement fausser, si j'arrive à penser à vous faire partager ce que je vois, le comptage des billets. Enfin nous verrons bien.
Sur ce, je vais m'arrêter là, pour que Lavande se demande si elle peut tenter d'écrire plus en commentaire que ce que j'ai écris en billet.
Bonne nuit et à bientôt.
lundi 31 mai 2010
D'un père et d'un fils.
Par Beldom le lundi 31 mai 2010, 01:57 - Egocentrisme
Bonsoir à toutes et à tous.
Et bonsoir en particulier à une personne qui lit ce blog, je le sais. Même si parfois ses commentaires ne passent pas.
Tout d'abord, mise en situation. Je rentrais ce soir d'une soirée qui a suivi une journée très sympathique. Nous nous sommes promenés avec d'autres français à Howth, une petite presqu'île au nord de Dublin. Un pique-nique, une longue balade. Une sieste le long des falaises. Il paraitrait même que je ronfle. Sûrement pure médisance. Je ne me suis pas entendu ronfler, moi ! Au moment du pique-nique, on me rappelle que c'est la fête des mères. Je pense donc à appeler la mienne, un peu surprise pour le coup. Je rentre chez moi en boitant un peu, le problème si habituel des entorses. Une douche et nous nous retrouvons pour un barbecue sur une terrasse. Soirée tranquille, soirée agréable. Retour en taxi, marcher était au dessus de mes forces. Une fois arrivé au Griffith, l'endroit où je vis depuis plus de huit mois, je sors ma psp. Et je l'utilise pour sa première utilité pour moi : écouter de la musique. Un paquet de divers me rebutte, je remonte un peu et me lance Cat Stevens. Aussitôt, je me rends compte que je n'ai toujours pas posté d'article sur ce chanteur. Et je me dis que je dois le faire. Cela fait longtemps que je ne me suis pas arrêté sur cette catégorie qu'est "Plaisir de..." et je trouvais là une belle occasion. Pourtant, en continuant à marcher, je me rend compte que je n'ai pas envie d'écrire que sur lui, mais surtout sur l'un de ces morceaux.
Tout d'abord donc, je vous propose de vous mettre ce morceau en fond :
Au début donc, la catégorie devait être "Plaisir de...". J'y parle de ce que je vous conseille d'écouter, regarder. Mais un souvenir m'est revenu, violemment. Un souvenir qui me revient régulièrement. Celui de la première fois où j'ai vraiment prêté attention aux paroles. J'espère que je ne l'oublierais jamais. Je ne saurais dire quand il se place. Nous étions en voyage avec mes parents et mon petit frère. Ma mère ou mon père conduisait, plus probablement ma mère. Une forêt, une route sinueuse. Et ce morceau qui passe, sur un CD. Mon père me demande de l'écouter et lui dire ce que j'ai compris. Je pense, mais je n'en suis pas certain, que c'était en Irlande. Oui, dans ce pays où je me trouve de nouveau aujourd'hui. J'espère vraiment ne jamais oublier ce souvenir. La première fois que j'ai écouté ce morceau, sans en connaître le titre, je n'ai compris de lui que le fait qu'il ne s'agissait que d'une personne qui disait à une autre ne pas partir. L'autre lui répondait que si, il devait vraiment partir. Mon père m'a demandé si c'était plus clair avec le titre : Father and Son. En effet, cela le devenait.
Ce dialogue entre un père et son fils est tout simplement sublime. Il se trouve dans l'album Tea For The Tillerman. J'aurais pu m'y attarder, mais je n'ai finalement pas envie de le faire. Je ne prendrais que ce paragraphe pour vous conseiller d'écouter d'autres morceaux de Cat Stevens. Sad Lisa, Wild World et Lady d'Arbanville. D'autres encore valent le coup, mais ces quatre là sont mes préférés. Lady d'Arbanville est la beauté d'un amour au delà de la mort sur une musique joyeuse, pour des paroles si tristes... Wild World, ce sont les mots d'une personne qui voit partir celle qu'il aime, qui veut explorer le monde. Est-ce sa fille, une amie, une nièce ou autre ? On ne le sait pas, mais les mots sonnent juste. Sad Lisa... Ecoutez, tout simplement. Cat Stevens est aujourd'hui connu sous le nom de Yusuf Islam. Il s'est mis à croire en Allah après un accident. L'islam a gagné un soutien, le rock/folk a perdu un très bon artiste. Je ne juge pas et cela ne m'empêchera pas d'apprécier sa musique.
Revenons en à ce qui sera finalement le sujet de cet article. La famille. Je suis très proche de ma famille et elle est très importante pour moi. Mes parents, mon zouave de frère bien entendu. Mais aussi mes grands-parents, mes cousins, oncles, tantes et même plus éloignés. Je ne parlerais pas beaucoup d'eux. S'ils souhaitent le faire, ils le peuvent sans mon aide. Pour autant, j'ai besoin de les voir régulièrement, de leur parler. Nous nous retrouvons presque tous les étés à Oléron, ensemble. Il y a (surtout de mon coté paternel) des réunions de famille qui réunissent beaucoup de monde. C'est un peu moins vrai du coté maternel, mais le cercle plus interne se retrouve souvent. J'ai besoin de cela. Ma famille est quelque chose de primordial. Leur parler, discuter de tout, de rien, mais discuter ensemble. Je ne sais pas comment je pourrais vivre sans. Cela fait partie de moi comme ma folie et mon amour de la technologie, du jeu de rôle et de la culture geek. J'ai déjà partagé ici ces quatre là, je n'avais pas encore parlé de ce dernier pilier fondamental. Il était plus que temps. J'ai souvent dis à ceux qui passent ici que le fait de ne pas être seul dans ma chambre, de parler anglais étaient les principaux éléments d'un certain mal-être. Ils ne sont pas les seuls et l'éloignement qu'a imposé l'Irlande m'a aussi beaucoup touché. Je n'ai jamais été aussi heureux qu'en voyant mes parents ou mes grands-parents.
J'ai aussi besoin de m'éloigner un peu. Comme le dis le fils dans cette chanson qui s'est probablement terminée, je vois une voie et j'ai besoin de la suivre. Mais cette voie que je suis ne m'éloignera jamais totalement. C'est quelque chose auquel je tiens, quelque chose d'important. C'est aussi pour cela, probablement, que certains souvenirs resteront fixés en moi. Certains souvenirs comme celui de ce jour où j'ai, pour la première fois, prêté attention aux paroles d'une chanson en anglais, sur la demande de mon père.
Dans un billet il y a peu, j'ai remercié certaines personnes de me permettre de ne pas laisser ma folie s'exprimer quand elles sont là. Dans celui-ci, j'aimerai remercier ma famille d'être là quand j'en ai besoin. Je sais que ce n'est pas le cas pour tout le monde. Certains vivent sans parents, d'autres en conflit. Cela n'a jamais été mon cas de manière importante et j'aurais probablement été très différent dans d'autres cas de figure.
Ce billet était au départ prévu pour parler du plaisir d'écouter une musique. Pourtant il a rapidement changé d'optique pour se tourner vers un des, je l'espère, rares billets vraiment égocentrique de ce blog. J'aurais pu ne pas le faire, mais j'en avais vraiment envie. Goldman en chantant "Famille" dit : "Tu es de ma famille, bien plus que celle du sang". J'aime cette chanson et mes amis sont une sorte de famille que j'ai choisie. Ils pourront être proche de moi, peut être savoir des choses que ma vraie famille ne saura pas. Mais si c'est de l'ordre du possible, l'inverse lui est et sera vrai. Mes amis me sont proches, mais ma famille le sera toujours au moins autant.
mardi 25 mai 2010
D'internet
Par Beldom le mardi 25 mai 2010, 02:48 - Geekerie
Bonsoir à tous.
Un billet assez rapide, dont le but est de partager une vidéo que je trouve intéressante sur Internet. C'est une manière d'expliquer de manière simplifiée le fonctionnement de ce réseau que nous utilisons tous tout le temps.
J'ai quelques commentaires à faire dessus, mais je n'ai pas envie de m'y attarder ce soir. Cependant, je devrais prendre le temps dans la journée qui arrive ou la suivante pour souligner quelques points. Certaines choses méritent d'être signalées en plus de cette vidéo. Considérations plus génériques que techniques, j'essaierais de garder l'esprit simple de cette vidéo.
Ce qui n'est pas forcément gagné, je dois l'admettre tout de suite.
En attendant, bon visionnage.
Quelques jours après, quelques remarques. La première, c'est que cette vidéo est très intéressante à plusieurs niveaux. Elle rappelle d'un coté un des intérêts majeurs d'internet, tout en parlant ensuite de ce qui a été analysé par beaucoup comme une dérive. Pour autant, cette dérive n'est pas évoqué directement. Remarques en deux parties, donc.
Tout d'abord, le premier élément évoqué est cette histoire de règles, il faut jouer selon les mêmes règles. C'est en effet un point très important. J'en profite pour rappeler qu'internet, ce n'est pas seulement des sites web, mais aussi l'accès à tout un tas d'autres données. Jeux vidéos, vidéos, documents, tout cela forme internet.
Mais revenons à cette histoire de règles.
Il existe à l'heure actuelle plusieurs niveaux de règles. Je vais m'arrêter sur trois d'entres eux. Le premier, c'est celui évoqué par la vidéo. C'est plus ou moins le même pour tout le monde, à quelques nuances techniques près. Celui là, je ne m'attarderais pas particulièrement dessus. Il faut juste savoir que le système d'adresse risque un jour d'arriver à saturation. Le deuxième niveau est différent dans le type de donnée qui passent par lui. FTP, HTTP, HTTPS, SMTP... Tous ces acronymes ont un sens et servent à définir un type de règle. Suivant l'acronyme, pour rester dans l'analogie du jeu, vous jouez à un jeu différent, avec ses propres règles. Tout va toujours très bien, les règles sont communes à tout le monde pour ces jeux là. Il n'y a qu'un protocole pour le FTP, qu'un protocole pour l'HTTP, etc. Le problème que je souhaite évoquer arrive à un niveau encore après et est particulièrement important actuellement pour l'avenir du Web, celui sur lequel on navigue tous les jours. Là, il y a gros problème. Tout le monde ne joue pas selon les mêmes règles !
On joue tous au jeux appelé HTML & CSS, mais il y a un problème. Certains ont décidé que plutôt que de suivre les règles normales, ils allaient les changer à leur sauce. C'est ce que fait Internet Explorer. Il ne respecte pas toutes les règles, ce qui peut rapidement poser problème. D'autres n'en respectent qu'une partie. Vous avez peut être entendu parler du HTML5 et du CSS3. Ce sont en quelque sorte une évolution des règles. Ces règles sont très importantes, car elles définissent un internet libre et gratuit. Or, on veut ajouter un nouvel élément dans ces règles, pour que soit directement gérée la vidéo, plutôt que de passer par un autre système de règle. C'est intéressant et l'idée plait beaucoup à tous, sauf que cela a démarré une lutte très importante pour l'avenir d'internet. Cette lutte est liée au format de la vidéo. Certains veulent que ce soit un format nommé H.264. Le problème de ce format ? Il est breveté. Aujourd'hui, il est gratuit de l'utiliser... Mais quand tout le monde devra le faire, le restera-t-il ? Il y a de forte chance que non, au vu des entreprises qui possèdent le brevet et qui ne sont pas connues pour leur amour de la gratuité (Microsoft, Sony entre autre). Actuellement, Google vient se poser en challenger. C'est un choix intéressant de leur part, lié au fait qu'ils veulent qu'il y ai toujours plus d'internet... Sans avoir à payer, bien sur. Ils proposent à leur tour un format, libre celui là. Qui ne sera donc pas payant. Le problème ? Il est considéré comme moins performant. Le choix n'est pas encore fait et il y a actuellement deux grand pôles qui s'affrontent. Une affaire à suivre.
C'était un premier point d'arrêt, pour vous montrer que certaines discussions techniques actuelles peuvent avoir un impact sur votre vie quotidienne. Par exemple, si le format H.264 est choisit, certains navigateurs pourraient devenir payants, YouTube (appartenant à Google) pourrait ne plus fonctionner, ou ne pas être utilisable sous Internet Explorer, etc.
Mais revenons à la vidéo. Il est expliqué que la force d'internet, c'est sa décentralisation. C'est plus que vrai, et c'est quelque chose de fondamental. Les données ne sont en théorie pas centralisées, et il est donc impossible d'en couper l'accès. Mais la suite de la vidéo montre bien, quand on fait attention, que pour gagner en vitesse, nous centralisons de plus en plus internet. Les IX en sont un exemple, et celui qu'il est facile de voir tout de suite. Si un IX tombe, tout un pan d'internet se retrouve hors connexion, si rien n'est prévu pour le remplacer. Il faut faire très attention, car le fait de ce connecter à un point unique crée un danger. Actuellement, la possibilité de se rerouter est plus ou moins toujours possible. Mais plus les IX prennent de l'importance, moins internet est décentralisé. Et plus on se rapproche de l'idée d'un possible point critique. A cela s'ajoute le fait que plus le temps passe, moins l'hébergement est décentralisé.
Je vais réutiliser l'exemple de Youtube. Youtube, c'est le moyen de voir une vidéo. C'est quelque chose de fantastique. Il y avait deux manières de voir Youtube. Soit chacun hébergeait lui même sa vidéo et Youtube se connectait dessus, soit Youtube hébergeait les vidéos. Lequel des deux est un hébergement décentralisé ? Nous participons tous plus ou moins à cela. En choisissant de se créer une boite mail chez un fournisseur mail plutôt que de le faire chez nous, en créant un blog chez notre fournisseur ou chez ovh plutôt que part un serveur chez nous. Je ne suis pas mieux que les autres, voir même pire. Le problème d'une vraie décentralisation est qu'il faut que chacun fasse un effort technique. Or il est plus facile pour l'utilisateur lambda de ne pas s'embêter avec ce genre de problème. Plus facile, mais pas forcément plus sûr. En acceptant et en participant à cette centralisation progressive d'internet, nous créons de nous même des points critiques. Que se passera-t-il si Google, ou n'importe quel autre acteur important actuellement s'effondre ?
Prenons l'exemple de Google, dont le système gmail est très utilisé. Ce sont des millions d'utilisateurs qui perdront leurs mails, ou les vidéos qu'ils ont pu mettre en ligne. Dans la même veine, disparition soudaine de Facebook ? Toutes ces photos qui disparaissent, ces informations qu'on a mit quelque part qui n'est pas chez nous et qu'on perd soudainement. Certains, dont je fais partie, sauvegardent leurs données de temps en temps. Ainsi, je fais une copie de la base de donnée et de ce blog tous les trois ou quatre mois. De même pour mes mails. Juste au cas où. Dans la mesure du possible, je ne supprime rien. Parce que si un jour ces outils, certes utiles, disparaissent, je ne veux pas perdre l'ensemble de ces données.
C'est un peu le point qui me paraissait le plus important dans cette vidéo. Elle nous parle de l'importance de la décentralisation, et s'y attarde à la fin en rappelant que l'intelligence d'internet est à sa marge, non en son centre. Hors c'est de moins en moins le cas. Nous passons d'un système décentralisé à un système intermédiaire, qui reste composé d'une multitude de centres, mais dont le nombre tend à se réduire. Est-ce une bonne chose ? Je suis loin d'en être convaincu pour les raisons que j'ai exposé.
J'ai écouté une conférence il y a quelques années à ce sujet, qui soulignait le problème. Un peu longue, je ne sais même pas si elle est encore en ligne. Les choses ont clairement évoluées dans le sens que prédisait le conférencier. Qui se plaignait que son ordinateur n'était plus un ordinateur, à la fois client et serveur sur internet, mais un minitel. L'évolution du Web, ce fameux Web 2.0 était selon lui une régression. Rappelons juste que le Minitel servait à afficher des données qui se trouvaient sur des serveurs externes. Du minitel vers des serveurs, qui enregistraient des données et les réaffichaient. Rappelez vous le début de la vidéo que je vous ai mis au dessus. L'internet ? D'un ordinateur à un autre... Actuellement, avez-vous l'impression de vous connecter souvent à un autre ordinateur, ou plus de vous connecter à des points qui vous affichent des données qui sont stockées chez eux ?
Fin des commentaires, je pense que j'ai suffisamment proposé d'information pour ce billet.
Pour ceux qui ont une heure devant eux, j'ai retrouvé la vidéo : Internet ou Minitel 2.0 ?
Et si vous n'avez pas cette heure devant vous, n'hésitez pas à revenir dessus quand vous l'aurez. Vraiment.
J'en profite pour signaler que je vais peut être ajouter une catégorie ou deux à ce blog, qui pourraient se rejoindre. La première, c'est une catégorie geekerie, qui sera parfois technique, parfois pas. Elle me permettra d'évoquer les évolutions technologiques et autres nouvelles sur l'informatique et le milieu geek en général. Ces billets seront normalement aussi important que ceux actuels, mais pourront également être tirés depuis d'autres. Je ne sais pas trop encore, je dois encore y réfléchir. L'autre catégorie, c'est le retour d'un module que j'avais mis en place, mais sous une autre forme. Les pensées étaient dans un style tweeter qui ne plait pas vraiment et qui n'avait pas vraiment fonctionné. Donc je vais créer une catégorie liée à cette idée. Elle sera différente des autres en ce sens qu'elle ne s'affichera pas sur la première page, il faudra cliquer dessus. Là, je posterais des vidéo, des images ou des textes que j'ai apprécié, que je veux partager. Je pourrais en profiter pour faire quelques commentaires de temps en temps. Ce billet pourrait parfaitement entrer dedans d'ailleurs, comme un ou deux que j'ai déjà écris. Ils ne le feront pas, mais peuvent vous donner une idée de ce à quoi je pense.
La plupart des billets de cette catégorie seront lié à ma liste de partage RSS, pour ceux qui lisent les flux rss par le Reader de Google. Je ne suis pas sur que le concept soit faisable directement avec Dotclear, donc il pourrait impliquer un peu de code de ma part. C'est pourquoi il n'est pas prévu qu'il soit mis en place tout de suite.
dimanche 23 mai 2010
De.... Enfin ?
Par Beldom le dimanche 23 mai 2010, 04:21 - Textes Perdus
Bonsoir !
Amies lectrices, vous pouvez continuer. Parents, grands-parents... Vous qui me lisez parfois... Je vous le déconseille.
Mais pour autant, c'est aussi cela de tenir un blog. Je ne pourrais vous empêcher de lire. Peut être, probablement, vous allez continuer pour essayer de comprendre celui qui de cette famille a des idées qui peuvent parfois (souvent ?) paraitre bizarre. Je le comprends et l'assume. Mais ce soir, puisque pour la seconde fois en 10 mois, j'ai atteint cet état d'inconscience consciente que j'apprécie tant, je ne peux pas ne pas poster. Je suis enfin ailleurs, même si l'Irlande est un ailleurs. Goldman m'a rejoint dans ma folie alcoolisée et je peux pour une des première fois en 10 long, très long mois, me laisser aller. Mon taux d'alcool est élevé, mais cela ne suffira pas ni à m'achever, ni à m'empêcher d'écrire. Enfin de taper sur ce clavier qui est la dernière interface entre un esprit qui explose et un internet qui me supporte, je ne sais vraiment comment.
Car oui, j'ai trop bu. Beaucoup trop. J'ai aussi un peu fumé, ce qui n'est pas une bonne chose, j'en suis conscient. En être conscient, voilà quelque chose d'incroyable. Je suis bourré, mon esprit file à une vitesse qui n'est pas normale. Mais pour autant, je reste conscient de certaines choses. Comme le fait que je devrais taire, maintenant que certaines personnes me lisent, certains détails à propos de moi. Maman, je m'excuse. Je ne devrais pas me laisser aller, mais j'en sens la nécessité., Peut être qu'enfin laisser passer certaines choses me permettra d'être tranquille. Peut être pas. Qui sait ? En d'autres moment que celui-ci, j'aurais pu dire que je le sais. Mais en ce moment entre tous, quand je décide de laisser vraiment mon inconscient prendre le contrôle de mes doigts, pas moi. Ou peut être, en réalité, que je le sais. Et que je décide, de manière à la fois consciente et inconsciente de tout laisser filtrer. La beauté (?) ou le bénéfice de l'alcool. Car oui, cela m'entraîne ailleurs. J'espérais trouver des gens sur IRC qui me permettraient de canaliser cet esprit qui dérive, mais ils ne sont pas là. Aïko, toi qui m'a parfois aidé, Victoire, toi qui m'a évitée de partir ici la dernière fois, je vais en profiter pour vous remercier. J'ai souvent, si ce n'est toujours, besoin de canaliser ce que je ressens, ce que j'ai envie de dire quand je suis dans cet état. Est-ce une bonne chose d'en arriver là ? La plupart diront que non. Par Dieu et tous les autres, auxquels je crois quand ça m'arrange, je suis bien d'accord. Je devrais éviter de poster ce que je suis en train d'écrire. Mais pour autant, n'est-ce pas le meilleur moment où le faire ? Quand mon esprit est directement connecté à mes doigts, sans passer par le stade d'une pudeur qui quoi que normale n'est pas forcément si bonne que cela. D'ailleurs, je vous renvoie à Exirel et Halt, qui ont fait deux très beaux articles sur ce thème.
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Cette pudeur qui fait qu'on se retient de parler de certaines choses, qui fait qu'on évite d'évoquer certaines idées, par peur de dévoiler ce qu'on ne veut pas dévoiler ou tout simplement de choquer des gens que l'on apprécie, que l'on aime. Et je n'ai pas envie de choquer ceux que j'apprécie. D'ailleurs, avant de continuer, je me dois de remercier Jaco. Jaco qui me répond sur IRC, donc qui me distrait de ce billet. C'est une chose importante, puisqu'il me permet de gagner un peu de temps sur cette folie sous-jacente à mon esprit. Folie qui ne peut que se révéler en cet instant où je la laisse prendre le contrôle. Pourquoi, là est la question principale. Pourquoi laisser à ma folie douce (furieuse diront certains) le pouvoir de le prendre sur mon esprit ?
Je ne peux le dire, sinon que je n'ai pas la force de lutter en cet instant. De plus, lui laisser le pouvoir de s'exprimer me permet de la laisser filer. Est-ce une bonne chose ? Je ne saurais le dire. Pour être exact, je ne veux pas vraiment y penser. Est-ce parce qu'elle a déjà pris le contrôle ou parce que je suis encore conscient que ce n'est pas forcément une bonne chose ? Les deux peut être. D'un coté, elle tient le contrôle, mais de l'autre, un morceau de moi résiste encore et toujours à l'envahisseur. Il y a.... Voilà qui me plonge à Oléron. Que ne suis-je pas sur mon île en cet instant ? Je pourrais me perdre sur la plage, écouter le son des vagues qui une à une se perdent sur la plage. Et ainsi, je laisserai mon inconscient s'y perdre également, loin de ce blog où se perdent les mots d'un esprit qui vogue. Tout y finira, c'est à la fois un espoir et je ne sais pas quoi d'autre. Et voilà que le temps que je me perde dans cette chanson, qu'elle a changé. Peur de rien...
Non, je n'ai définitivement pas peur de rien. J'ai peur de beaucoup de chose et la première d'entre elle est d'avoir peur de chose dont je ne devrais pas voir peur. Mieux vaut passer. Ah, voilà qui est mieux. Oui, je suis conditionné en ce message par les paroles de Goldman. Comment prétendre le contraire alors que je l'ai lancé en même temps que cet ordinateur ? L'on n'y peut rien. En fait, vous surtout n'y pouvez rien. Moi, je peux toujours passer à la musique suivante. Le problème, c'est qu'en quelques notes, le titre me revient et m'inspire d'autres pensées que je ne peux me résoudre à vous masquer. L'on n'y peut rien. L'honnête et le sage sont là, en mon esprit. L'un me souffle que continuer d'écrire est une bonne chose. L'autre me dit, voix de la sagesse, que je ferais mieux de me stopper. Je suis d'humeur à laisser la sagesse de coté. L'on n'y peut rien. Mais laissons de coté ce morceau, qui se termine si rapidement et attendons le suivant ensemble si vous le voulez bien. Les Murailles. Murailles qui s'envolent l'une après l'autre. Litanie des paysages, peut être. Je ne me sens pas au fond d'une mine, mais au fond d'un pays qui a finit de m'attirer et dont je n'arrive à retrouver le plaisir. Peut être vais-je finir cette soirée, à moitié allongé sur un canapé, sur le son d'un Goldman qui chante un amour qui ne durera pas toujours. Non, il est plus probable que la voix de la sagesse saura encore une fois se lever et me faire partir. On ira... Voilà une bonne idée. J'irais me coucher. J'irais me coucher quand j'aurais fini de dériver. Mais quand ? Là est la question qui vient à mon esprit. Je ne peux y répondre. Oui, ce billet est complètement lié à ces paroles que je connais par coeur. Je ne sais pas où je vais. Mais j'y vais, caractère après caractère. Je n'espère par trouver d'or, non. Je n'espère même pas vous proposer un diamant qui pourrait rester dans mon esprit. Il est trop tard. Celui-là est trop ravagé pour pouvoir proposer quelque chose comme ça. Des diamants ? Il y en avait peut être à l'origine, mais aujourd'hui ? Ne reste qu'un esprit fatigué d'un pays qu'il ne comprend pas. D'un pays qui peut plaire, mais qui a montré ses limites. Ce billet peut vous surprendre, mais sait-on, peut être pas. Voilà un nouveau titre. Vous en souvenez-vous ? Ce n'est pas le premier dans ce style, même s'il a abandonné ce blog depuis un moment pourtant. Il était 3h30 quand je suis rentré. Il est maintenant 4h08. Et je continue d'écrire, sans savoir où je me rend. Nul part est probablement la réponse. Mais je peux que savoir... Même ainsi c'est dérisoire.
Vous n'avez pas tout compris ? Moi non plus. Je voulais simplement vous dire que savoir que vous me lisez est le plus grand des plaisirs. Celui qu'on ne peut travestir. Un nouveau titre, mais encore un qui me parle directement. Et l'on s'étonne que j'aime Goldman ? Dans un état second, quasiment tous ses textes arrivent à me parler. Peut être que vous commenterez, peut être que, peut être pas. Mais pour autant, je saurais probablement que vous m'avez lu. Et cela, ce sera toujours quelque chose d'agréable. Merci à toi, Jean-Jacques, toi qui a accompagné ce billet du début à sa fin. Toi qui a réussi à m'entraîner à ce moment où je ne sais plus trop quoi dire. J'irais au bout de mes rêves, voilà ce que tu dis maintenant. Je l'ai entendu tout à l'heure, mais en effet. Je continuerais d'écrire, un peu plus tard, je réviserai. Et au final, j'irais au bout de ces rêves, de ces espoirs qui me poussent en avant. Rêves que je ne sais pas toujours définir exactement, mais qui sont en lien avec l'informatique.
Je continuerais à avancer. Je continuerais à poster... Et nous verrons bien, ensemble, où tout cela m'entraînera. Seul en cet instant et pourtant en sachant qu'au moment où vous lirez ces mots, je ne le serais plus, je continue dans une direction que j'ai tracé sans toujours savoir où elle me mènera. Une nouvelle chanson s'achève. Je pourrais continuer pendant des heures à ce rythme, puisque c'est désormais le prénom de Natacha et celui du temps qui passe qui résonne à mes oreilles. Mais je me suis assez perdu pour cette nuit. Je vais rejoindre mon lit, son matelas et ses ressorts qui m'abiment le dos sans que je ne puisse rien y faire. Une autre nuit seul, accompagné par le son des violons.
Vous qui m'avez lu jusque là, je vous souhaite une belle nuit, une de celle où le son des violons ne vous attriste pas mais vous fait vous souvenir de beaux moments. Cela changera-t-il votre vie ? C'est peu probable. Mais après tout, puisque c'est les mots qui résonnent maintenant à mes oreilles, je ne pouvais pas ne pas poser la question. Loin de ces beaux discours, de ces belles théorie, j'espère au moins vous avoir emporté ailleurs. Dans un esprit qui est à la fois proche et à la fois lointain.
Bonne nuit donc. Et à bientôt, sans nul doute, puisque vous qui me lisez, je vous connais, sinon de vue, au moins de nom.
Je suis le petit bonhomme, mais sans saxophone.
Et une image de Vlad, qui ne s'accorde qu'à la fin de ce billet. Mais je n'ai pas pensé à l'image avant. Une petite fille pense, et l'amour et l'imaginaire sont plus que probablement affaire de Dames. Notre esprit est trop terre à terre pour cela.
PS : Je n'ai pas de cadeau à offrir, mais j'aimerais bien voir si quelqu'un arrive à trouver tous les morceaux de Goldman que j'ai écouté (et évoqué) pendant l'écriture de ce billet. Et maintenant, comme un bébé, je vais dormir, avant que la nuit ne meure. Enfin je fais confiance à Lavande, qui a créée son blog, pour ça. Oui, j'ai vu et lu.
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